Aller au contenu
Raphaël N'Guessan, PhD
Portrait du Dr Raphaël N'Guessan, souriant, en veste beige devant un feuillage

Parcours

Entomologiste médical, professeur assistant à la London School of Hygiene and Tropical Medicine et responsable du VCPEC-IPR à Bouaké.

Fonctions
Professeur assistantLondon School of Hygiene and Tropical Medicine, département Disease Control, Malaria Centre
Fondateur et directeurCentre d'évaluation des produits de lutte antivectorielle, Institut Pierre Richet, Bouaké
articles
120
citations
7 167
indice h
49
pays
40

Biographie

Le Dr Raphaël N'Guessan est un entomologiste médical reconnu au niveau international, fort de plus de 30 ans d'expérience dans la recherche sur la lutte contre les vecteurs du paludisme. Il est professeur assistant à la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM), membre de son Malaria Centre, et fondateur et directeur du Centre d'évaluation des produits de lutte antivectorielle (VCPEC-IPR) à Bouaké, en Côte d'Ivoire.

Il commence sa carrière scientifique en 1993 à l'Institut Pierre Richet, avant de rejoindre la LSHTM en 2002. En 2004, il s'associe au Centre de Recherche Entomologique de Cotonou (CREC), au Bénin, où il crée un laboratoire consacré aux technologies innovantes de lutte antivectorielle et au renforcement des capacités scientifiques. Il obtient son master à la LSHTM en 2006, puis un doctorat en entomologie médicale de Wageningen University & Research en 2009.

Ses recherches pionnières dans le sud du Bénin ont mis en évidence une forme de résistance aux pyréthrinoïdes qui menaçait sérieusement l'efficacité des moustiquaires imprégnées d'insecticide en Afrique. Il a alors étudié de nouvelles substances actives, en particulier le chlorfénapyr, et posé les bases scientifiques d'une nouvelle génération d'outils de lutte contre les vecteurs du paludisme. Ces travaux ont contribué à la mise au point d'Interceptor G2, une moustiquaire à double substance active associant chlorfénapyr et alpha-cyperméthrine, développée et évaluée par son équipe au Bénin en 2016. Interceptor G2 est ensuite devenue une innovation importante de la prévention du paludisme, qui protège mieux contre les moustiques résistants aux insecticides.

Plus récemment, il a collaboré avec des fabricants, en particulier VKA Polymers (Inde), pour accélérer la mise au point et la mise sur le marché de moustiquaires innovantes. C'est le cas de PRONet Duo, une moustiquaire au chlorfénapyr et à la bifenthrine qui, lors d'essais en cases expérimentales en Côte d'Ivoire et en Tanzanie, a tué davantage de moustiques et mieux empêché les piqûres qu'Interceptor G2, et qui a été préqualifiée par l'OMS en 2025.

Il a également contribué à un essai clinique de référence, publié dans NEJM Evidence en 2026, qui a montré que les moustiquaires associant un pyréthrinoïde au PBO ou au chlorfénapyr protègent mieux les enfants contre le paludisme que les moustiquaires classiques, dans des zones de Côte d'Ivoire où la résistance est forte.

En 2016, il fonde le Centre d'évaluation des produits de lutte antivectorielle (VCPEC-IPR) à Bouaké, en Côte d'Ivoire, inauguré en 2019 et certifié conforme aux Principes de Bonnes Pratiques de Laboratoire de l'OCDE en 2023. Le Centre produit des données scientifiques de haute qualité sur l'efficacité des produits innovants de lutte antivectorielle, en particulier contre les vecteurs du paludisme résistants aux insecticides. Par des évaluations rigoureuses en laboratoire et sur le terrain, le VCPEC-IPR accompagne la mise au point des produits, les décisions réglementaires et la préqualification par l'OMS, tout en renforçant les capacités de recherche africaines et en accélérant l'accès à des technologies efficaces de prévention du paludisme. Ses recherches actuelles associent entomologie expérimentale, essais épidémiologiques et évaluations à l'échelle des communautés, pour traduire l'innovation scientifique en stratégies efficaces de prévention et en effets mesurables sur la santé publique.

Au-delà de ses recherches, le Dr N'Guessan conseille les programmes nationaux de lutte contre le paludisme de Côte d'Ivoire et du Bénin sur des stratégies de lutte antivectorielle fondées sur les preuves, en particulier là où la résistance aux insecticides est forte. Il a aussi siégé au groupe de travail du programme d'évaluation des pesticides de l'OMS (WHOPES) et à son groupe d'examen des preuves.

Formation

  • Doctorat en entomologie médicaleWageningen University & Research2009
  • Master Control of Infectious DiseasesLondon School of Hygiene and Tropical Medicine2006
  • Génie civilENSTP, Yamoussoukro

Parcours

  1. 1993

    Débuts à l'Institut Pierre Richet

    Après une première formation en génie civil, il entre à l'Institut Pierre Richet de Bouaké comme auxiliaire de laboratoire, chargé de l'animalerie et de l'élevage des moustiques, puis de 1998 à 2001 comme technicien chargé des tests d'insecticides. Premier article en 1997.

  2. 2002

    La LSHTM, puis le Bénin

    Il rejoint la London School of Hygiene and Tropical Medicine en 2002. À partir de 2004, il travaille au CREC de Cotonou, au Bénin, institution partenaire, où il monte un laboratoire et des cases expérimentales pour évaluer les nouveaux outils de lutte antivectorielle.

  3. 2006

    Master à Londres

    Master Control of Infectious Diseases à la London School of Hygiene and Tropical Medicine.

  4. 2009

    Doctorat et la LSHTM en Afrique de l'Ouest

    Doctorat en entomologie médicale de l'université de Wageningen. Jusqu'en 2015, chargé de recherche et représentant de la LSHTM en Afrique de l'Ouest, il crée et anime un laboratoire consacré aux nouveaux outils contre les vecteurs du paludisme résistants aux insecticides, et forme techniciens et jeunes chercheurs béninois, ivoiriens et européens.

  5. 2010

    Une référence sur la résistance

    Cosigne dans Trends in Parasitology la revue sur la résistance aux pyréthrinoïdes des anophèles africains, citée plus de mille fois.

  6. 2012

    Expert de l'OMS

    Membre du groupe de travail du WHOPES à Genève jusqu'en 2018, chargé d'évaluer et de recommander les insecticides pour la pulvérisation intradomiciliaire et les moustiquaires à longue durée d'action, puis à partir de 2014 du groupe de travail VCWG.

  7. 2016

    Retour en Côte d'Ivoire

    Professeur assistant à la LSHTM, il s'installe à l'Institut Pierre Richet de Bouaké dans le cadre d'un accord entre la LSHTM et l'INSP, avec un essai des EaveTubes financé par la Fondation Gates dans 40 villages de la région du Gbêkê.

  8. 2019

    Le VCPEC inauguré

    Le laboratoire qu'il a créé à l'Institut Pierre Richet pour évaluer les outils de lutte antivectorielle, entièrement équipé par l'IVCC, est inauguré le 7 mai 2019 par le ministre ivoirien de la Santé.

  9. 2021

    The Lancet

    L'essai randomisé en grappes de la maison piège, conduit dans le centre de la Côte d'Ivoire, paraît dans The Lancet.

  10. 2023

    Un centre certifié BPL à Bouaké

    Le VCPEC-IPR qu'il dirige à Bouaké est certifié conforme aux Principes de Bonnes Pratiques de Laboratoire de l'OCDE.

Expertise

  • Membre du groupe de travail du programme d'évaluation des pesticides de l'OMS (WHOPES) à Genève, de 2012 à 2018
  • Membre du groupe de travail sur la lutte antivectorielle (VCWG) depuis 2014
  • Membre du groupe d'examen des preuves de l'OMS sur les moustiquaires imprégnées au butoxyde de pipéronyle (PBO)
  • Conseiller technique des programmes nationaux de lutte contre le paludisme de Côte d'Ivoire et du Bénin
  • Membre du comité de rédaction de Parasites & Vectors
  • Expert pour la National Research Foundation d'Afrique du Sud, qui évalue projets de recherche et carrières
  • Relecteur pour The Lancet Infectious Diseases, le Journal of Infectious Diseases, Transactions of the Royal Society of Tropical Medicine and Hygiene, Acta Tropica, Parasites & Vectors, Malaria Journal, Scientific Reports, Pest Management Science et PLOS ONE
Demander une expertise